Le freinage est un élément complexe et vital car le système de freinage doit vous permettre de réduire la vitesse de votre scooter, de vous arrêter dans un minimum de temps et de distance et de maintenir votre scooter à l'arrêt.

Le freinage est constitué de quatre éléments distincts :

Un levier qui commande l'odre de freiner ;
Un câble ou une durite qui transmet l'ordre ;
Le frein en lui-même ;
La partie mobile généralement fixée à la roue.



Focus sur les différents moyens de freinage :

Le frein à tambour



Le frein à tambour était utilisé sur les motos jusque dans les années 1970. Ce mode de freinage est toujours utilisé, grace à sa simplicité de fabrication souvent pour freiner l'arrière sur les scooters. Le frein à tambour est simple de conception, il est composé de trois parties :

Le tambour ;
Les machoires ;
Le flasque porte-mâchoires.

Le tambour :



C'est un cylindre qui se trouve au centre de la roue. La surface interne du tambour constitue la piste de freinage. Etant solidaire de la roue, le tambour tourne avec elle.

Les mâchoires :



Les mâchoires sont logées dans la flasque. Elles sont recouvertes d'un matériau présentant un coefficient de friction important. C'est l'écartement des mâchoires vers le tambour qui crée, par friction, le freinage.

Le flasque porte-mâchoires :



Il vient fermer le tambour. Il contient les mâchoires de tambour, la came et les ressorts de rappel et le système de commande. Un frein à tambour a ses limites, puisqu'aux alentours de 100 Km/h il devient inefficace! Car le risque de suchauffe peut endommager les mâchoires.

Le frein à disque



Il a été utilisé pour la premiere fois par Jaguar en compétition automobile. Les motos n'ont été équipées de ce système de freinage qu'à partir des années 1960. En très peu de temps il a détrôné le frein à tambour. Le frein à disque se divise en quatre parties distinctes :

Le maître cylindre ;
La durite et le liquide de frein ;
L'étrier ;
Le disque.

Le maître cylindre :



Conçu comme une pompe, il contient un piston qui génère une pression sous l'action du pilote, qui poussera le liquide de frein vers l'étrier à travers la durite qui relie le frein au disque. Il est constitué de :

Une poignée qui pousse le piston du maître cylindre ;
Un bocal d'expansion qui permet de compenser dans le maître cylindre le liquide de frein qui a été poussé par le piston.

La durite et liquide de frein :



La durite doit relier le maître cylindre de frein avec l'etrier. Les durites sont généralement en caoutchouc épais. Elle transmet le liquide de frein. Ce dernier génère une pression sur la piston dans l'étrier. Comme tous les liquides, le liquide de frein est incompressible. On utilise le liquide de frein car les disques chauffent énormément et le liquide de frein a son point d'ébullition entre 200 et 250 degrés, c'est donc plus efficace que l'eau par exemple.

L'étrier :



En forme de U, il est fixé sur la moto ou le scooter. Il fonctionne comme une pince qui se positionne de part et d'autre du disque et chevauche la piste de frein du disque. Il est composé :

du ou des pistons logés à l'interieur de l'étrier. Sous la pression du liquide de frein, ils écasent les plaquettes.
des plaquettes poussées par les pistons sur la surface de frein du disque.

Le disque :



C'est une pièce circulaire, solidaire de la roue. A la différence du frein à tambour, le frein à disque est ventilé naturellement. Il est composé de deux parties, la frette qui est la fixation du disque et la piste. C'est la piste de freinage qui sert de contact avec la garniture des plaquettes. Si la majeure partie des disques sont en acier, on a longtemps utilisé des disques en fonte qui avaient de grandes qualités de freinage malgré la rouille. Donc l'apparition du frein à disque a permis l'apparition de machines beaucoup plus puissantes grace à l'efficacité du freinage qui n'a cessé d'évoluer.